Menu

Say something, I’m giving up on you

L’état de santé de Maria, belle grande fille de 14 ans, ne laisse rien présager de bon. Victime d’un grave accident, elle a vécu un traumatisme crânien qui l’a laissée plongée dans un coma profond. À son chevet, ses parents lui parlent, attendent, espèrent. Mais parfois, même l’amour le plus grand ne suffit pas.

On annonce aux parents que leur belle grande fille ne s’en sortira pas. Ils doivent accepter de la laisser partir. Leur monde s’écroule. La famille serre les dents, essuie ses larmes, prépare les funérailles. Puis, le jour fatidique arrive, mais à leur demande, on retarde d’une journée, le temps que des proches venus d’outre-mer arrivent et puissent dire au revoir, une dernière fois, à Maria.

Le lendemain, Maria bouge sa main.

***

Au centre de réadaptation, Maria revient tout doucement de sa longue absence. Ses parents, attentifs, invitent les clowns thérapeutiques qui travaillent au centre à entrer dans la chambre. Les Drs Clowns proposent de jouer une chanson qu’elle risque d’aimer, puisqu’elle a une affiche de la chanteuse Christina Aguilera sur son mur d’hôpital.

«Say something I’m giving up on you…»

Les clowns thérapeutiques jouent avec tout leur coeur, et soudainement, l’atmosphère se charge d’émotion. Le duo ukulélé-harmonica se laisse porter par le regard ému de la jeune fille et celui de ses parents. Sans le savoir, les clowns thérapeutiques venaient de toucher directement au cœur cette jeune fille qu’on allait voir mourir.

«Say something I’m giving up on you», chantent les clowns thérapeutiques.  À la fin de la chanson, Maria regarde ces deux drôles de docteurs, les yeux baignés de larmes, et fait  «oui» de la tête en touchant son coeur. Tout aussi émus, les Drs Clowns la remercient de ce moment de grâce qu’elle a créé. Depuis, ils la visitent chaque jour.

Un matin, quelques temps plus tard, l’équipe soignante demande aux clowns thérapeutiques de se rendre à la chambre de Maria. S’y trouvent déjà le neuropsychiatre, la physiothérapeute, l’expert en trouble du langage… Affolés, les clowns thérapeutiques accourent. Un malheur serait-il arrivé ? Pourquoi a-t-on besoin d’eux alors que tous ces professionnels sont réunis? L’équipe médicale les regarde arriver, un sourire accroché au visage et soudain, du fond de la chambre de la jeune fille, on entend ses premiers mots… «Les clowns !».

Être clown à l’hôpital, c’est l’art de créer des moments où tout peut arriver, où tous les rêves sont possibles, où tout est envisageable… même les petits miracles.

guillaume paquet

Dr Spring

Share this Post!

About the Author : admin


0 Comment

Leave a Comment

Your email address will not be published.

Related post

  TOP